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Siège de l’activité commerciale

Benjamin LesterBenjamin Lester, fils de Rachael Taverner de Bay de Verde et de Francis Lester, est devenu l’individu le plus influent de Trinity. Vers la fin du XVIIIe siècle, il était le commerçant le plus riche et le plus puissant dans les relations de Terre-Neuve avec l’Angleterre. Son avis était requis et pris en compte par les gouverneurs de l’île et parfois par les premiers ministres britanniques. Il a servi comme maire à Poole de 1781 à 1783 et fut membre du parlement de 1790 à 1796..

Jusqu’en 1776, Lester passait ses étés à Trinity et même l’hiver à l’occasion. Il a marié Susannah, fille de Jacob Taverner. Ses enfants, un garçon et quatre filles, sont tous nés à Terre-Neuve mais ils ont été élevés et éduqués à Poole.

Il a dû quitter Trinity pour de bon lorsque les Américains ont offert une prime pour sa capture. En mandatant des agents, il a contrôlé ses intérêts commerciaux jusqu’à sa mort en 1802. À cette période, il était propriétaire du plus grand établissement de commerce de l’île et aussi, le plus riche des marchands en activité à Terre-Neuve. À Trinity, il était propriétaire de cinq salles de pêche, aussi appelées plantations (ce sont des sites d’amarrage de navires de pêche pour décharger, stocker le poisson et le matériel). Il détenait également dix neuf autres salles et vingt habitations sur douze autres sites de Trinity Bay. Il avait d’autres actifs importants à Bonavista Bay.

À Trinity, il a servi comme Juge de paix et officier de marine. Il était d’ailleurs le premier magistrat de l’endroit lors de son occupation par les forces françaises en 1762.

Trinity a par deux fois été capturée et brûlée par les forces françaises amarrées à Placentia durant les guerres anglo-françaises (1689 à 1713) bien que l’occupation survenue en 1762 ait connu une issue différente des précédentes. À cette époque, Trinity était le port principal de la pêche commerciale entre l’Angleterre et Terre-Neuve. Sa population estivale atteignait les 2 000 personnes.

En 1762, les forces françaises n’ont pas fait de prisonniers, gardant la population en bon ordre. Elles ont même permis à la population la pratique de la pêche, se limitant à brûler des installations militaires, des bateaux et de l’équipement (quais, entrepôts et séchoirs). Lorsqu’il était marchand à Trinity, Lester tenait un livre de bord pour noter les activités quotidiennes mais il a aussi désavoué certaines des activités survenues durant l’occupation française.

William KelsonWilliam Kelson, agent de la firme Slade à Trinity, a contribué à établir une milice nommée Loyal Trinity Volunteer Rangers sous l’acronyme LTVR pour contrer toute attaque américaine durant la guerre de 1812. Durant la révolution américaine, de 1775 à 1783, des corsaires se sont saisis de navires sur les côtes de Terre-Neuve et ils ont tenté des attaques à Bay Bulls et Catalina.

Il a dirigé une commission dont étaient membres Thomas Jenkins, William Brett, le capitaine Richard Ash et Joseph Gover. Il a supervisé la reconstruction des fortifications, organisé la milice LTVR et assuré le commandement de ses 50 hommes. Ces derniers ont tenu des exercices militaires et des entraînements tant à Nuddick Hill qu’à Fort Point. En septembre 1812, ils ont été rejoints par une compagnie de British marines qui a assisté à leurs exercices et entraînement.

Il a établi un système de signalisation grâce auquel des hommes de guet pouvaient alerter la milice à l’approche de navires ennemis. Le signal était alors un tir de canon

Une anecdote de cette époque relate qu’un certain dimanche, durant les offices religieux, un tel coup de canon a retenti. Kelson s’est dressé parmi les membres de la congrégation en s’écriant : « Aux armes, aux armes, l’ennemi est à nos portes ». En état de panique, les membres de la congrégation se mobilisent pour ce qui s’avère une fausse alarme. Deux jeunes espiègles ont entrepris la traversée pour se rendre au fort, et, tandis que l’un d’eux réussit à distraire l’homme de guet, l’autre fait retentir le canon.

Une autre occasion illustre le zèle de Kelson quand ce dernier ordonne un tir contre un navire qui s’approche sans avoir hissé son pavillon. La salve atteint le mat de trinquette du navire dont le capitaine s’empresse alors de montrer ses couleurs, le drapeau anglais Union Jack et celui de la firme Robert Slade & Co, l’employeur britannique de Kelson.

C’est le dernier épisode qui nous est rapporté de l’époque de la garnison à Fort Point.

Il est possible de consulter le livre de bord de Kelson à partir du lien www.trinitymerchants.com.

       

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