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Fort Point

Fort Point, antérieurement nommé Admiral’s Point, a fait l’objet d’une fortification en 1746. Ses trois batteries d’artillerie comptaient plusieurs canons, un entrepôt, une poudrière, des baraquements pouvant loger 224 hommes ainsi qu’un pavillon pour 9 officiers, le tout protégé par des parapets et des palissades. Vers 1740, la place forte était défendue par un officier d’artillerie commandant 20 hommes, un officier d’infanterie et 30 soldats. Les fortifications ont connu des améliorations qui sont présentées dans le document « Un plan pour Admirals Point à Trinity Harbour, Terre-Neuve en 1748 ». Ce plan atteste des trois batteries, une de 15 canons, une de 4 canons et une autre de 3, d’un parapet d’enceinte, des baraques du Magasinier, du Canonnier, d’un entrepôt, d’une poudrière et d’un projet de baraquement. Ce dernier a sans doute été érigé après pour recevoir une garnison d’hommes de l’artillerie royale.

Les archives du Tribunal de Trinity révèlent que, lors d’une rencontre tenue en 1756 au domicile du Juge de paix Thomas Warren, l’objet de la discussion était à propos d’une fortification afin d’assurer « une meilleure sécurité face à nos ennemis ». Deux ans plus tard, en 1758, cette garnison était pourtant retirée.

Un écrit, en référence à ce retrait, fait un constat de négligence face aux fortifications importantes à Terre-Neuve. Le juge D.W. Prowse écrit, dans son livre sur cette histoire : « De 1745 à 1750, St John’s comptait quatre compagnies d’infanterie et un capitaine d’artillerie commandant environ 50 hommes. L’endroit était bien approvisionné en toute matière d’équipement avec 40 canons. Feriland, Carbonière et Trinity Harbour disposaient chacune d’un officier d’artillerie, de 18 à 20 hommes et d’un officier d’infanterie avec 30 soldats. On retrouvait aussi quelque 200 armes légères à chaque emplacement, pour l’usage des résidents. Si de telles mesures avaient été maintenues, les Français ne seraient pas parvenus à se saisir de ces endroits en 1762 ».

Lors de l’invasion de Trinity, en 1762, les troupes françaises ont mis Fort Point à sac. Cependant, le hameau et ses principales infrastructures ont été épargnés grâce à Benjamin Lester, un membre important des firmes d’investisseurs qui s’y étaient implantées, sous la raison sociale Lester and Slade’s. Son journal de bord relate les faits survenus durant les jours précédant l’invasion et l’occupation, plus particulièrement la période du 16 juillet au 1er août. L’observation du déroulement des événements s’avère précieuse. On y apprend que durant cette période, un ingénieur de bord de la flotte française, Marc Antoine de Cinq Mars, a dressé une carte de Trinity Harbour et Fort Point. La Société d’histoire locale en a copie, attestant qu’elle est d’une grande précision même en la comparant aux relevés photographiques d’aujourd’hui.

La flotte française a levé l’ancre le 1er août suivant l’information que les forces anglaises allaient envoyer des troupes depuis St John’s pour reprendre possession de ce qu’elles considéraient comme l’un de ses meilleurs ports. Avant de quitter, les militaires français ont pris soin de neutraliser les canons lourds, de jeter les autres à la mer depuis les falaises, de détruire la poudrière et d’incendier les autres structures.

Les Britanniques ont reconstruit le fort en 1780 durant de la révolution américaine. Aucun incident n’y est signalé jusqu’à l’avènement de la guerre de 1812 lorsqu’un corps d’ingénierie, les Royal Engineers, complète un rapport. Un extrait de ce rapport, traitant de l’état des fortifications défensives des ports au nord de St John’s, peut être consulté, en bas de page. Les citoyens du hameau ont pris leur défense en main en formant une milice de volontaires dont les membres ont assuré une présence jusqu’en 1815.

Au cours de la période de 1812-14, des marchants des firmes Slade’s et Garland, ont entrepris d’installer une nouvelle batterie à Fort Point. Un agent de Slade’s du nom de William Kelson en a pris l’initiative. Il a formé un comité composé de Thomas Jenkins, William Brett, Joseph Gover et du capitaine Richard Ash. Il a non seulement supervisé la reconstruction du fort, il a aussi organisé et pris le commandement de la milice de 50 hommes nommée Loyal Trinity Volunteer Rangers, sous l’acronyme LTVR. En septembre 1812, les Britanniques y ont dépêché une compagnie de marine pour aider à l’entraînement des volontaires. Kelson a établi un système de signalisation afin que des hommes de guet postés au fort puissent alerter la milice LTVR cantonnée à Trinity advenant l’approche de vaisseaux ennemis.

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